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Eclatobulle

XYZ

16 Juin 2014 , Rédigé par Eclatobulle Publié dans #Echange

Combien de temps s’était-il écoulé ?

 

Il ne savait pas. Un moment avait passé, rien d’autre. Fut-il long, fut-il court… la question était futile et sans l’ombre d’une hésitation, il la jugea inutile ! Le temps ne compte plus quand on apprend.

 

Ainsi, il s’était posé sur le bord et il était content d’être là, entre le tout et le rien. C’était une joie simple, elle l’habitait totalement et il l’appréciait sans feindre.

 

Il était inspiré, il contemplait.

 

Peut-être plus encore…  Il avait trouvé l’équilibre, à la croisée du X et du Y. Il en avait pleinement conscience maintenant. C’était le plan. Car d’un côté, accélérait tout cet à-pic, tout ce vide, tout ce danger. De l’autre, attendait tout ce plat, tout ce plein, toute cette sécurité.

 

Il restait immobile dans le plan, en silence et profitant de tout. Le Z attendrait encore, c’était essentiel. Il voulait prendre son temps, réfléchir avant de créer un espace. Le Z n’entrerait pas tout de suite en ligne de compte. D’ailleurs, existerait-il à nouveau ? En était-il capable ? En avait-il envie ?

 

Diable ! Tous les choix étaient bel et bien possibles et ils définissaient idéalement sa liberté : ici le vide, et il était libre de tout l’emplir. Là, le plein, et il était libre d’y faire le vide, mais pas forcément. Il pouvait aussi tenter d’unir le vide et le plein, comme deux coins d’un puzzle qu’immanquablement tout oppose physiquement.

 

Il y avait un prix à payer, il le savait désormais.

 

Il imaginait une pirouette inattendue qui l’arrangerait. C’était une troisième voie, un chemin de traverse en quelque sorte, mais il y en avait d’autres, évidemment. Malgré tout, rien ne se produisit car il était toujours dans le plan et non dans l’espace.

 

Pourquoi ? Parce qu’il n’était pas arrivé par hasard sur le bord.

 

Un vent contraire et puissant un jour se leva, qui le rabattit violement. Il lui en coûta, énormément. L’arrogance de celui qui croit savoir est sans limite, tout le monde a conscience de cela ou presque. Elle transcende les bords, jusqu’à en faire oublier les forces les plus élémentaires.

 

La tentation enfante alors une translation qui, peu à peu, s’exalte jusqu’à la transgression. Un paroxysme conduit de temps en temps au cataclysme.

 

Si belle qu’elle soit, excitante, fulgurante et esthétique,

la vie aime parfois donner quelque leçon géométrique :

 

Le X et le Y, pour le plan et la réflexion 

le Z pour faire naître l’espace et l’action !

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