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Eclatobulle

De haine !

9 Décembre 2012 , Rédigé par Eclatobulle Publié dans #A la vie...

 

 Fleur.jpg

 

Quelle joie !


Jours et nuits, des années durant, nous bâtissons une maison. Elle est grande, immense, confortable même, idéalement à notre image. Sur les murs, il y a un peu de notre sang et pour la décoration, beaucoup de notre âme ! Nous la construisons selon notre envie. Dans nos yeux remplis d’étoiles, nous puisons tout le reste…


Mais un jour, la terre tremble et la belle maison s’effondre. Sur le moment, je ne comprends pas, tu feins l'étonnement et puis, au fil du temps, tout devient clair : la belle maison est bâtie sur le mensonge. Elle est mise à bas par la trahison, tendre amie !


Là, sur la terre sale, je suis, tu restes, je stagne et pas un jour ne passe sans que je ne le dise, sans que tu ne le penses : je te hais, tu me détestes, je t’exècre, tu me maudis !


Tu es l'erreur et moi la vérité,


je suis le faux et toi le vrai !


J’aimerais que tu n’aies jamais existée !


Je suis l’hiver et toi à l’infini, l’été


J’aimerais, par ma volonté, que tu meures,


Que je disparaisse comme cette demeure,


A tout jamais écroulée, à tout jamais détruite


Mais voilà, sur les ruines de ce sanctuaire, j’habite !


Tu me voles ma vie, je brise ton rêve, tu anéanties ma flamme. Je cherche à détruire le semblant d’âme qui t’anime mais pour tout aveu que je dois faire, j'échoue car d’âme tu n'as point !


Depuis, l’ombre noire est révélée et elle plonge sans cesse, dans un gouffre pour lequel la profondeur n’a plus cours. Il est insondable, il est sans fond et je suis éternel !


Une haine absolue est en moi, elle ravage mon cœur sec, noircie mes sens, je suis un monstre assoiffé d’un sang sombre et empoisonné, tu es une flamme hurlante et ondulante, attisée par un vent dément et moi, je suis le bois tendre qui se consume !


Je te vois, tu m’écoutes, je te nie, de tout mon être, de toutes mes forces ! Tu m’expulses, je te rejette si fort, loin de moi, je te veux anéantie, tu me veux brûlé dans un feu infernal, je te désire, tu approches tes lèvres pour me les refuser au tout dernier instant. Je me joue de toi, tu me mens, je t’insulte !


Toi mère, toi femme, toi amante, toi confidente


Toi poussière, toi rien, toi inutile, toi inexistante !


Je me pavane, je rêve, j’exulte, en vrai, je suis


Je m’éteins, je flétris… non, même pas en rêve,


Le combat ne fait que commencer, et point de trêve


Contre toi, envers les miens, je me révolte et je vis !

 

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