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Eclatobulle

Conte à dormir debout, à moins que ce ne soit à coucher par terre...

27 Novembre 2010 , Rédigé par livre.eclatobulle.over-blog.com Publié dans #Billets d'humeur


... Ou les méandres hypothétiques


d’une cervelle de souriceau !

 

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Petite souris, que veux-tu ?” se demandait le petit souriceau. Petit souriceau rêvait…

 

Depuis que petite souris avait décidé de quitter la souricière et son petit souriceau, petite souris se sentait bien seule malgré tout et elle avait choisi de faire confiance à un gros matou, qui lui avait dit un jour être son ami. Le mot était doux, il en fut ainsi ! La petite souris crut alors aux ronronnantes paroles du gros matou... car tous les mots sont fins quand la moustache est fine !

 

Mais voilà, la petite souris oublia un peu trop vite qu’un gros matou adore avant tout croquer les petites souris...

 

Bien sûr, la petite souris était très forte, pensait le petit souriceau. Il était sûr qu’elle pouvait se défendre seule face au gros matou qui disait être son ami. D’ailleurs, pourquoi voudrait-il croquer une petite souris dont il disait être, la patte griffue sur le cœur, son ami ?

 

Pourtant, petit à petit, Gros matou se fit plus pressant, revint ainsi à l’assaut, assiégeant toujours plus la petite souris, encore et encore. Par ruse, insidieusement, il influençait ses actes, guidait son existence. Il disait vouloir être un père pour Petite souris. En fin de compte, il ferait tout pour arriver à ses fins, serait prêt à toutes les ignominies pour tenter de la croquer !

 

Gros matou était ainsi, séduisant en apparence mais profondément ignoble était sa vraie nature. Plus d’une souris s’y étaient déjà fait prendre, d’ailleurs… car il n’en était pas à son coup d’essai. En ses geôles sombres, une petite souris, depuis des années déjà, se morfondait !

 

En fin de compte, la petite souris se demandait comment s’en sortir, car ce n’était pas par la force que le gros matou tentait de la croquer. Non, c’était bien par ruse qu’il avançait, patte après patte et elle ne supportait plus d’être ainsi mise sous pression, que l’on tente de profiter de sa solitude depuis qu’elle avait choisi de quitter la souricière et le petit souriceau.

 

Seulement, ce que la petite souris ignorait ou ne voulait plus voir, c’est que le petit souriceau était à l’écoute absolue des soupirs et des maux de petite souris et qu’il comprenait à demi-mots, lorsque cette dernière lui parlait dans la souricière, que le gros matou était en train de lui tendre un piège... afin de la croquer ! La petite souris était bien consciente de ce qui était en train de se passer, elle aussi, mais elle ne savait pas comment ou n’osait pas lui dire, au petit souriceau, autrement qu’à demi-mots...

 

Alors, le petit souriceau convint d’écrire sur une ardoise numérique à la petite souris. En effet, il tint à lui dire ceci : “Petite souris, sache que je me tiens prêt et que si tu me demandes de t’aider à combattre le gros matou, je n’hésiterais pas le commencement du début d’une seule seconde !”

 

Car oui, bien que minuscule à côté du gros matou, le petit souriceau avait repéré sa faille, celle qui le terrasserait à coup sûr...

 

C’est ce qu’il advint ! Gros matou fut bientôt mis en déroute et même si petite souris ne revint jamais aux côtés de son petit souriceau préféré, petit souriceau avait désormais le cœur apaisé.

 

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Lorsque son rêve prit fin, le petit souriceau en était là, tout à ses hypothèses… ces derniers temps, les rêves ténébreux du petit souriceau avaient malheureusement un peu trop souvent tendance à ressembler à la réalité...

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