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Eclatobulle

Une femme

9 Juin 2017 , Rédigé par Eclatobulle

Il m’avait dit “Un jour” : quel songe !

Et finalement… c’était un mensonge !

Oh, je dois dire que j’y ai cru.

Quelle fieffée imbécile je fus !

Trop bonne, très conne… ou pas ?

Œil pour œil, dent pour dent,

j’étais prévenue, pourtant !

Et j’ai été déçue par ce goujat.

C’est à partir de ce moment-là que je me suis perdue.

Allez donc savoir pourquoi, rien ne m’y prédisposait. C’est la vie. Au début, on ne se rend compte de rien. Tout semble être comme avant, ou presque.

Mais c’est un leurre et il est puissant. C’est un fantôme, un spectre, un souvenir pâle au mieux. Tu te dois de l’oublier vite sous peine de souffrir plus encore, si c’est possible. J’en fus incapable et le pire advint.

J’ai souffert plus encore !

Je n’avais pas imaginé que cela eut été possible et pourtant, oui ! Le fer rouge s’imprime dans tes chairs, et il te consume l’âme. Tu pleures des jours entiers, des nuits complètes,
des semaines durant, des mois même. Ça n’en vaut pas la peine. Et après ça ?

Tu es la douleur, entière et absolue.

Tu apprends tout d’elle.

Pourquoi ne suis-je pas une idiote au crâne souple ?

Tu en viens à maudire ta propre mère. Pourquoi ne m’a-t-elle rien dit ? Des question se posent mais c’est insuffisant ! Rien en fin de compte n’apaise le mal. Sous l’effet d’une chaleur infernale ensuite, même les larmes, torrents providentiels, ne coulent plus… elles s’évaporent !

Ton cœur devient sec et tu deviens incapable.

La vie ressemble alors un supplice tangible. Chaque jour, à toute heure, seconde après seconde, la flamme te devient familière, douce même. Malgré la brûlure insoutenable, la vie continue car en finir une bonne fois pour toute, ce serait beaucoup trop facile. Tu casses les miroirs pour ne plus avoir à te voir et tu fuis. C’est pratique.

A l’autre, tu offres une devanture. Dans son idiotie égoïste, il n’y voit que du feu, c’est définitivement facile dans ce monde d’individualités nombrilistes. Tu méprises les gens heureux.

En vérité, le temps passe. Tu es devenue spectatrice et non actrice. Mais tu te poses
mille questions. Tu ne sais plus, au bout du compte et c’est infâme car tu n’as plus d’âme !
Il te reste le simulacre.

Et pourtant !

Il est un autre matin. Un douloureux réveil se fait et ta conscience s’éveille.
C’est tout simplement merveilleux mais tu ne le sais pas encore. Les obstacles n’ont pas disparu, mais tu as appris à ne plus t’obstiner, à ne plus t’isoler. Tu sais enfin que la vérité n’existe pas
et tu supposes que… Mais ça n’est pas grave.
Tu es une autre femme ? Non, tu es simplement toi-même :

Une femme !

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